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Comment préparer votre cheval à la traction (1/2) ?

Posted by on 22 octobre 2013

 

L’attelage est une discipline qui vous tente, mais vous ne savez pas si votre compagnon équin sera apte à la traction puis à l’attelage ?

Effectivement, il est sage de se poser cette question avant d’investir dans du matériel assez coûteux (harnais de qualité, voiture hippomobile…), surtout si cet achat s’avère inutile !

La majeure partie des chevaux et poneys va de bon cœur à la traction, mais il arrive de temps en temps que l’un d’eux s’y refuse cependant.

« J’ai d’ailleurs, moi même, été confrontée à ce problème, avec mon cheval Olivo, qui est particulièrement fin au travail à pied et monté, qui est préparé au travail attelé, mais qui refuse complètement la tension sur la bricole ; Je pense qu’un jour je prendrais le temps de refaire une autre tentative, en modifiant quelques données ! »

 

Par où commencer ?

 

Tout d’abord, je conseille vivement d’avoir des animaux déjà bien éduqués au travail à pied, en main, au licol, cela facile considérablement la préparation à l’attelage.

De même il est souhaitable que votre équidé sache tourner à la longe et travailler un peu aux longues rênes, pour aborder ce nouvel apprentissage. Si ce n’est pas le cas, commencez donc par là, avant de vous aventurer plus loin !

 

Si vous connaissez quelqu’un acceptant de vous prêter un harnais à la taille de votre compagnon, et bien, whaou, c’est génial ! Vous allez pouvoir habituer votre cheval à ce nouveau matériel !

Si vous ne disposez pas de harnais, ce n’est pas grave, on peut tout de même faire les premiers tests vers l’apprentissage de la traction, pour voir la réaction et la progression de votre équidé.

 

comment s’y prendre ?

 

Leçon 1 : la désensibilisation à la croupière

Sur un harnais se trouve une croupière qui maintient la sellette en place.

Si votre compagnon n’en n’a jamais porté, il faut commencer par là.

Une selle ou un surfaix de travail suffit amplement pour démarrer, avec une croupière normale.

Équipez votre cheval ainsi, pour aller faire une petite séance de travail au sol. Ne changez rien d’autre dans vos habitudes. Il ne faut ajouter qu’une seule chose nouvelle à la fois ; cela évite les surprises, et de devoir tout recommencer dès le début !

Jouez avec votre compagnon ainsi, jusqu’à ce que la croupière ne pose plus de soucis, et que votre cheval/poney y soit désensibilisé. Si ce n’est pas le cas, arrêter la séance sur une amélioration, puis recommencer autant de fois que nécessaire, pour assurer votre sécurité, et celle de votre animal.

 

l'appareil de reculement (croupière, barre de fesses et avaloire) vient au contact de l'arrière main

l’appareil de reculement (croupière, barre de fesses et avaloire) vient au contact de l’arrière main

Leçon 2 : la désensibilisation aux traits et à l’avaloire

Lors d’une de vos séances de travail à pied, pensez également à mettre l’accent sur la désensibilisation du cheval, au contact du matériel, en particulier sur les zones suivantes de son corps :

  •  Cuisses, intérieures et extérieures
  •  Fesses et pli des fesses
  •  Membres sur toutes leurs faces, et toute leur hauteur

 

Leçon 3 : Les ordres vocaux

Pour la suite, prévoir une séance de travail aux longues rênes (ou longues guides), en insistant bien sur les ordres vocaux que vous devez utiliser clairement, et que votre compagnon doit savoir identifier, sans se tromper.

Si vous avez déjà l’habitude de communiquer ainsi avec lui, alors conservez vos codes habituels.

Il faut pouvoir demander au minimum :

–       le mouvement en avant au pas, et au trot

–       les transitions descendantes vers le pas et l’arrêt

–       l’immobilité

Vous pouvez aussi, compléter vos ordres vocaux, par des appels de langues distincts les uns des autres, pour plus de clarté.

 

Leçon 4 : l’apprentissage des oeillères

Pour l’étape suivante je préconise de travailler, toujours au sol, en main, avec la bride et les œillères. Si vous optez pour le choix de fonctionner sans œillères, vous pouvez utiliser le filet (bridon) habituel de votre compagnon. Sinon il vous faudra vous procurer une bride, afin de faire quelques essais.

Conduire de derrière avec la bride, que lorsque le poney est en confiance

Conduire de derrière avec la bride, que lorsque le poney est en confiance

Les chevaux travaillant beaucoup au sol, ont l’habitude de chercher du regard leur bipède, pour y déceler le moindre geste de leur part. Il leur faudra donc un petit peu plus de temps pour s’adapter à la réduction du champ de vision.

Au début, marchez simplement en main, à côté de lui, pour le rassurer au moindre doute.

Profitez en, pour lui répéter dès maintenant, les ordres vocaux qui vous serons indispensables, lorsque vous serez à distance derrière lui.

Lorsque votre cheval est en confiance avec les œillères vous pouvez commencer à le conduire aux longues rênes en restant sur le côté. N’oubliez pas qu’il ne vous voit plus, et qu’en cas de doute ou de panique il va vous chercher. Compensez cela par la parole pour le rassurer et le conforter dans les actions qu’il effectue.

Ne faites jamais de longues séances. Il est préférable de répéter des micro séances qui seront bien plus profitables (pour vous deux !).

 

Je vous invite dès maintenant à mettre cela en pratique et à répéter les actions passées en revue, avant d’aller plus avant dans ce nouvel apprentissage.

 

Récapitulatif :

Pour passer au l’étape suivante, votre cheval doit accepter :

–       la croupière

–       les œillères

–       le contact du matériel sur les cuisses, et sous les fesses

–       de se mouvoir à la voix

–       de s’arrêter et de s’immobiliser à votre demande

–       de ne plus vous avoir dans son champ de vision

–       de vous faire confiance.

 

Je vous retrouve prochainement pour la suite de cet article !

clin d'oeil

À VOUS D’AGIR MAINTENANT :

racontez moi le travail que vous avez fait avec votre compagnon !

Les espaces de commentaires sont fait pour partager les idées !

2 Responses to Comment préparer votre cheval à la traction (1/2) ?

  1. Carole

    Cet article je le trouve vraiment très bien car il est très simple à comprendre (là je vais passée pour la débilosse de service ^^) , Néenmoins j’ai quand même une question : tu ne parle pas du tout de l’ajout du fouet? tu ne le rajoute qu’après ? Si c’est le cas j’ai fait une erreur l’autre fois puisque à l’inverse j’ai commencée par désensibiliser au fouet (enfin chambrière pour l’instant ^^) pour avoir un autre moyen de communiquer le poney dès que je me suis mis derrière

    • attelage-facile

      bonsoir Carole, et merci pour ta remarque très pertinente.

      Effectivement je ne parle pas du fouet, et c’est un tort.
      En fait, comme je le dis dans le début de l’article : il est indispensable, en premier lieu, que les équidés soit mis au travail de base à pied (en main, en longe, aux longues rênes) avant de se lancer dans la suite de l’aventure;
      Cela sous entend que le travail de désensibilisation au fouet (stick, chambrière ou autre) doit être fait en amont, lors du travail à pied, de base.
      (raison pour laquelle j’ai fait abstraction dans l’article, mais il est bon de préciser pourquoi !)

      Merci à toi d’avoir soulevé ce point important.
      Tiens nous au courant de ce que tu fais avec ton cheval si tu veux bien ?

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