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L’incurvation aux longues guides

Posted by on 7 novembre 2013

Séance 8 de notre défi fou !

Longues guides avec Randy

 

Aujourd’hui, l’objectif principal de séance va être de travailler sur l’incurvation juste du poney, dans ses courbes.

Pendant que JF détend Randy sur des exercices simples qu’il maîtrise globalement maintenant, je m’occupe de Margaux et de Scotch pour une séance de découverte des longues guides.

 

La préparation : échauffement et détente du poney

détente de Randy, en recherchant le calme.

détente de Randy, en recherchant le calme.

Randy est très en avant, parfois trop, car c’est presque de la fuite, plus que du mouvement en avant, dans le bon sens. En particulier lorsqu’une action de fouet est un peu exagérée. Son côté craintif reprend vite le dessus dans ces cas là, et JF doit apprendre à doser l’usage du fouet, en fonction de la sensibilité de chaque animal.

Nous allons donc, dans un premier temps, rechercher un poney calme (actif certes, mais serein !) qui accepte de se poser dans ses arrêts.

En même temps je demande à mon élève de manipuler son fouet en faisant mine de l’utiliser, afin d’améliorer sa gestuelle. Tout cela devant se faire dans le calme, et avec un poney qui conserve sa trajectoire initiale ! Le fait d’actionner le fouet de la main droite, ne doit jamais interférer dans la direction !

Une fois ces étapes préliminaires accomplies, le couple est prêt et disponible pour aborder le travail prévu sur l’incurvation.

 

À quoi ça sert l’incurvation ?

Définition de l’incurvation

C’est l’art de fléchir légèrement son cheval, sur une courbe.

Ce qui correspond à une flexion latérale de la colonne vertébrale, régulière de la tête à la queue, et proportionnelle à la trajectoire du cercle choisi.

Dans quel but ?

Elle permet de faire travailler l’équidé de manière juste et correcte, en mobilisant tout son corps harmonieusement. Cela implique une certaine souplesse et gymnastique nécessaire au préalable.

Comment faire ?

Pour une incurvation juste, le poney doit avoir le bout du nez du côté où il tourne, c’est la règle n° 1 à respecter…. On voit partout, trop d’équidés, montés ou attelés, tourner en regardant vers l’extérieur de la courbe décrite…

Cela s’obtient grâce à l’aide des mains, par l’intermédiaire des 2 guides. On ne cherche pas à plier littéralement le poney en deux avec un angle de 90° ! Juste un léger pli d’encolure, avec la tête du bon côté, et facilement vérifiable : on doit être en mesure d’apercevoir l’œil ou le bout du  nez de son compagnon équin.

En pratique :

La guide intérieure demande le pli, par une action des doigts, et

la guide extérieure régule la courbe de l’encolure, et donc le début de trajectoire.

 

Ensuite il faut fléchir le reste du rachis (colonne vertébrale) et pas uniquement la partie avant ! Lorsque l’on est cavalier, c’est assez facile, car on est à califourchon sur le cheval, avec une jambe de chaque côté comme aide. En attelage nous ne disposons que du fouet comme aide à ce niveau ! Il faut donc un peu d’habileté et de dextérité pour y parvenir correctement, sans mouvements parasites sur les guides, en même temps !

Très belle incurvation du poney, avec action du fouet pour l'arrondir sur sa courbe.

Très belle incurvation du poney, avec action du fouet pour l’arrondir sur sa courbe.

Le fouet va donc servir ici, principalement,  à « tenir » les épaules sur le cercle décrit, en les poussant légèrement vers l’extérieur. Il peut également servir, à ramener les hanches vers l’intérieur du cercle, si le rachis reste droit.

Pour réussir cet exercice, le cheval/poney doit être en avant, mais en restant en équilibre sur ses hanches ! S’il est en avant par déséquilibre, les épaules vont immanquablement suivre le mouvement du bout du nez, et « tomber » vers l’intérieur de la courbe. Pour éviter cela, il faut garder une allure réduite, et ne surtout pas laisser accélérer l’animal !

En pratique :

L’utilisation du fouet au  niveau de l’épaule ou du passage de sangle,

selon le degré de dressage et de finesse de l’animal,

permettra d’inciter au maintient d’un cheval « droit » sur la courbe.

Ceci n’est pas un exercice facile, car il demande beaucoup d’habileté dans les mains, d’observation du comportement de l’animal, et d’à-propos pour agir vite en conséquence, afin de corriger rapidement le mouvement en cours.

Il nécessite également, pour un résultat optimum, une bonne connaissance de la mécanique équine, afin d’agir au bon moment avec le fouet, plutôt que de tâtonner indéfiniment ! Un regard extérieur vous sera bien utile pour débuter, afin de vous guider dans le timing de vos actions.

 

L’incurvation et Randy !

Le premier exercice consiste simplement à alterner des lignes droites, avec une courbe représentant un coin, matérialisée ici par un cône à contourner (4 cônes répartis dans la cour, et formant un rectangle).

Attention : l'utilisation du fouet, ne doit pas impliquer un relâchement de la guide droite !!

Attention : l’utilisation du fouet, ne doit pas impliquer un relâchement de la guide droite !!

JF prend dès maintenant, l’habitude de positionner son fouet à l’intérieur de la courbe, prêt à agir si besoin, ou tout simplement pour indiquer au poney de tenir ses épaules.

Une fois cela acquis aux deux mains, le second exercice consiste à décrire un cercle, autour de moi, en conservant la distance (rayon) par rapport à ma position.

À main droite, c’est facile, Randy est correctement incurvé, et l’on peut même, déjà, aborder l’action de rétrécir ou agrandir le cercle. Le poney répond très bien et facilement aux demandes de l’élève.

À main gauche c’est différent ! Nous sommes confronté à un cas fréquent de poney contre-incurvé, c’est à dire, qui tourne à gauche en regardant à droite …. pas très harmonieux … pas très pratique… et néfaste pour le bien être de notre poney.

Attention : tourner ne signifie pas « tomber » sur le côté !

De plus Randy à tendance à accélérer le pas, pour fuir la contrainte de l’exercice. Nous avons donc un poney non incurvé, et en déséquilibre vers l’avant, ce qui complique vraiment la tâche de mon élève.

Afin de l’aider, je prends le fouet, et me charge d’agir sur l’épaule, pour ré-équilibrer la flexion latérale de l’animal. JF à en charge de maintenir le bout du nez de Randy à gauche (ce qui n’est déjà pas si simple !) et de contrôler la cadence du pas, pour limiter la fuite en avant.

Cela va nous occuper un certain temps avant de réussir à redresser le poney, mais ceci nous montre également, que rien n’est jamais acquis d’avance ! Et aussi qu’il est plus facile de résoudre ce problème à pied, et dans le calme de la cour, qu’attelé à la voiture au milieu des champs.

Pause de Randy, suite à un arrêt dans le calme.

Pause de Randy, suite à un arrêt dans le calme.

JF à pu terminer la séance par quelques cercles à peu près corrects, avec un poney qui se tenait au niveau des épaules, et qui regardait dans la bonne direction ! Quelques crispations dans les mains indiquaient qu’il était, de toute façon, grand temps d’arrêter !! Comme toujours il faut savoir cesser au meilleur moment, pour que la séance soit bénéfique à la fois pour le poney, et pour le meneur !

Rendez vous donc pour la prochaine séance, qui se ferra en attelage, cette fois !

 

Vous rencontrez aussi des problèmes d’incurvation avec votre poney ou cheval ?

Exprimez vous dans le formulaire de commentaires ci dessous !

 

5 Responses to L’incurvation aux longues guides

  1. JF

    Séance un peu difficile par moments, gérer le poney, les guides, le fouet, les courbes, le pas, l’allure ce n’est pas toujours évident. Mais heureusement que j’ai un bon prof, si Gaëlle n’était pas là pour corriger le moindre défaut au bon moment, ce serait un peu le « cirque ». Après 1h30 d’exercices c vrai que les douleurs dans les mains se font ressentir et qu’il est temps d’arrêter sur un travail satisfaisant.

  2. Guy-René

    – – bonjour Gaelle .
    – J’ adore les p’ tits Lou Lou comme ceux du blog , je bois donc ce blog .
    Il y a quelques années j’ avais un poney d’ 1m28 , une bombe , qu’ est ce que je me suis fais plaisir avec lui .
    Actuellement , j’ ai un gros poney d’ 1m51 , super a l’ attelage comme monté . Il commence à avoir de l’ age .
    Quand je ne pourrai plus l’ atteler , je verrai peut être une paire de petits . A ce sujet , derrière 2 shet , combien peut t’ on mettre de kgs . voiture + passagers ?
    Merci par avance pour la réponse .
    Cordialement ; Guy-René .

    • attelage-facile

      bonjour Guy-René,
      Le poids réglementaire pour une voiture tirée par une paire de poneys est de 225kg.
      Que ce soit 2 shetlands ou 2 fjords d’1m45… ce qui n’est pas très équitable, au détriment des tous petits.

      Personnellement une voiture de ce poids, avec deux adultes de 60/70 kg) ça va si les poneys ont la pêche. Sinon au bout d’un moment, ça fait tout de même lourd, et ils veulent de moins en moins tirer…
      Par contre avec deux poneys qui envoient vraiment, c’est nécessaire que la voiture fasse ce poids là !
      Le poids est toujours un peu difficile à trouver et à établir, selon les animaux, leur état physique, leur entraînement, leur motivation, etc.
      Par soucis de sécurité éviter le trop léger… mais ne pas dégoutter ses animaux non plus.
      il faut toujours trouver un juste milieu.

      Le plus important étant de s’adapter à chaque animal, et de faire en fonction de lui ou d’eux, dans le respect de leur intégrité physique. Rester en permanence à l’écoute et attentifs aux signes donnés.
      Voilà…

      • Guy-René

        – – Merci  » Gaelle  » pour la réponse .
        Trop lourd , c’ est vrai que l’ on a vite fait de  » futer  » un poney ou un cheval . Bien que le poney s’ aura s’ arrêter avant les dégâts .
        Si l’ on attèle en tandem , on minimise le poids de la voiture ? ce qui permet d’ atteler à 1 ou à 2 . Mais le menage est plus compliqué .
        A réfléchir ………….. hum ………….
        – – Guy-René .

        • attelage-facile

          En tandem on attelle souvent sur une deux roues (toujours avec les shetlands), donc un seul passager. La conduite est la même qu’un attelage à 4 et demande de la maîtrise au niveau des guides et du travail des chevaux ; de plus le leader (cheval de devant) est plus là pour faire « joli » que pour tirer la voiture. Je ne suis pas certaine que le choix de l’attelage en tandem, soit le bon… mais cela n’est que mon avis.

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