Louis Basty

Le bouclage précis des 8 paires de guides (pour commencer)

C’est en lisant le thème en cours de La Cavalcade des Blogs organisée par Emilie du blog Cavali’erre, que l’envie de partager de nouveau sur le site me reprend ! 🙂

Il s’agit aujourd’hui d’évoquer une rencontre importante, précieuse, qui nous a marquée à quelque point de vue que ce soit.

J’aurais pu vous parler des poneys, ces boules de poils hirsutes l’hiver qui rendent la pose des harnais difficiles sans tonte préalable. J’aurais pu vous raconter aussi ma première séance d’attelage (qui ne m’a pas emballée) avec Ulysse, ce grand poney isabelle dont j’étais follement éprise ! Mais pour changer un peu des équidés j’ai envie de partager avec vous la rencontre avec un grand monsieur (de part son savoir et son expérience, plus que par sa taille !), qui n’en reste pas moins simple, abordable et plein d’humour.

J’ai nommé Louis Basty.

Meneur de renom, fan de défis équestres en tout genre, et surtout (pour la plus grande joie de ses élèves) excellent enseignant et formateur d’attelage.

Louis Basty

Louis Basty donnant les dernières consignes avant un évènement majeur.

Louis Basty donnant les dernières consignes avant un évènement majeur.

Lorsque j’ai voulu valider le diplôme du Brevet Fédéral d’Entraîneur (option attelage), je me suis naturellement tournée vers les formations organisées par la région Centre, dont je dépendais à l »époque. Se profilait alors à l’horizon plusieurs mini-stages étalés sur une année, avec une session d’examen l’année suivante. Cela laissait du temps entre chaque intervention, pour continuer d’apprendre, progresser et se perfectionner, préparer son mémoire, travailler avec les élèves, les chevaux et poneys, etc.

Lorsque j’ai su qui était l’intervenant, je me suis dit que je n’avais pas ma place dans ce groupe d’enseignants. Je ne pratiquais réellement la discipline qu’occasionnellement et depuis peu de manière assidue… Avoir affaire à Louis Basty était alors plus qu’un honneur, mais la crainte de ne pas être à la hauteur me rongeait franchement !

Effectivement lors du premier stage, nous étions tous « largués » niveau pratique et connaissances, en dehors d’une personne dont c’était déjà le métier. Louis aurait pu être effondré face à un tel groupe de « débutants » à gérer. Rien. Il nous a même emmené sur le terrain, pour mettre nos lacunes et nos erreurs un peu plus en évidence ! Je souris en y repensant, car pour la plupart, nous ne doutions de rien en nous inscrivant à ce cursus !

Comment pouvions nous à l’époque envisager entraîner correctement alors que nous ne maîtrisions même pas la discipline à faible niveau !!!! 🙂

Louis à su nous l’expliquer avec beaucoup de tact et de délicatesse, tout en conservant le sourire, en nous disant à l’issue de la première journée : « je ne vous le cache pas, cela ne va pas être facile pour tout le monde, mais en vous formant en parallèle, rien n’est impossible ! »

Le message était clair ! Simple et concis.

Impossible pour moi d’imaginer renoncer à cette opportunité de continuer, et surtout de décevoir ce formateur hors pair, qui, malgré nos faiblesses ne nous a jamais « enfoncé »ou laissés tomber, bien au contraire.

Nous avions la chance de pouvoir travailler et apprendre aux côtés de Louis sur ces précieuses journées, il ne fallait pas passer à côté d’une telle opportunité.

Je suis allée me former, en parallèle, pour mener avec de meilleures bases, pour une pratique sereine et sportive, pour gagner en confiance et en compétences. Avide de nouvelles sensations, je suis rapidement passée en paire avec les boules poilues nommées poneys shetlands, puis à 4, pour une maîtrise en profondeur.

Pour qu’atteler devienne aussi naturel que respirer. Et cette volonté je la dois pour beaucoup aux encouragements de Louis, qui savait apprécier à leur juste valeur les efforts et progrès de chacun de ses stagiaires.

Retrouver Louis Basty pour chaque nouvelle session était un plaisir. Ces connaissances, sa passion pour l’attelage et le respect du cheval, son humour, et sa façon de raconter des milliers d’anecdotes font de lui un personnage troublant, saisissant, humble et charismatique.

Lorsque le destin à fait nos chemins se croiser de nouveau quelques années plus tard, à Avignon, ce fut pour assister au premier plan à une nouvelle grande leçon d’humilité (selon Louis Basty). À vivre et à revivre sans modération !!

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Louis office maintenant depuis 2013 aux Haras Nationaux d’Uzès, et franchement si vous souhaitez une formation de qualité, sans prise de tête, et dans la bonne humeur……. adressez-vous à lui !!!! 🙂

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Créer son cheval idéal

fabriquer son cheval de reve

Je me suis toujours bien amusée avec mes poneys : mes doux et facétieux petits rase-moquette ! Mais il est vrai que lorsque l’on attelle à 4 et que l’on commence à goûter à la puissance qu’ils peuvent développer, l’envie vient immanquablement d’avoir (au moins) une paire de bons et beaux chevaux d’attelage.

Pourquoi une paire ? Simplement pour le plaisir et la satisfaction personnelle. Lorsque l’on aime l’attelage multiple, il est très difficile de revenir en arrière. Cela n’empêche pas l’attelage en solo, bien au contraire, c’est un travail indispensable à faire avec chaque membre de l’équipe. En paire, ou plus, les sensations sont décuplées, le travail doit être encore plus précis, et les émotions sont plus intenses, par conséquent, plaisir et satisfaction personnelle entrent en jeu à ce moment !

Le poney shetland est idéal pour débuter l’attelage, quelque soit le public visé. Petit, facile à garnir et à mettre en voiture, il rend la discipline accessible. J’ai toujours été en parfaite harmonie avec eux et cela ne changera pas ! Mais l’envie « d’encore plus » est un concept complètement humain qui nous tiraille bien souvent !

Essayer pour tester et connaître les limites

Niko le poney clown attelé, lors d'un concours

Niko le poney clown attelé, lors d’un concours

J’ai bien tenté de mettre à la voiture mes chevaux de selle et de sport. Mon poney Niko s’est très bien prêté au jeu, et son gabarit fort et trapu, issu de cob normand, était parfait pour l’attelage. Son éducation et son dressage de cheval de TREC et de CCE le rendait encore plus agréable à mener que tous les autres. Nous nous connaissions parfaitement, et cela aurait pu être l’IDÉAL recherché ! Il y a toujours un « mais » dans les belles histoires comme celle-ci !! Ce clown de Niko était incapable de gérer sa crainte de certains bruits, en particulier ceux produits par quelques voitures d’attelage. Notre pratique est rapidement devenue stressante, dangereuse, jusqu’à l’accident qui fait réfléchir, et réaliser que le physique et le dressage ne suffisent pas, il faut un mental d’acier irréprochable pour cette discipline, dont les risques sont multipliés.

Olivo quant à lui, n’a jamais voulu se mettre à la traction dans la bricole (sans même parler de lui mettre la voiture). Malgré les nombreux essais fait avec lui, je pense avoir honnêtement loupé un truc fondamental dans son éducation à ce sujet. Il est toujours prêt à chercher la solution pour m’être agréable, et là j’ai vu un cheval en colère, parfois même apeuré et troublé (qui ne comprenait pas ce qu’on voulait), se fâcher, s’agacer et s’énerver. Zéro plaisir, 100% de stress et de frustration réciproque, soit tout l’inverse de ce que nous recherchions dans notre quotidien. Je n’ai pas abandonné tout de suite, j’ai essayé et tâtonné encore, mais rien ne semblait vouloir le décider à tracter. Dommage, car même s’il n’était pas non plus le modèle idéal du cheval d’attelage dans le physique cette fois-ci (un pur-sang léger !), il avait tellement d’autres qualités, sans compter notre relation fusionnelle et complice, qu’il aurait sûrement pu m’offrir de beaux moments. J’ai respecté son choix, et j’ai cessé d’insister (peut être à tort, diront certains), mais à ce jour je n’ai aucun regret, c’est donc là l’essentiel !

Je n’ai pas non plus attendu la fin de ses essais infructueux pour comprendre, qu’il me fallait créer mon idéal équin, par moi même. Le concevoir de A à Z ! Tellement plus simple, mais tellement aléatoire à la fois !

image du "carré" issu d'un manuel ancien (examens d'argent)

image du « carré » issu d’un manuel ancien (examens d’argent)

Créer son « cheval de rêve » !

Je voulais un animal (peut m’importe le sexe, bien que je ne sois pas fan de la majorité des juments, car souvent instables, de par le côté hormonal féminin entier) de joli modèle, c’est à dire, « entrant dans un carré » et non un rectangle comme le sont aujourd’hui malheureusement la plupart des équidés. Ce modèle compact implique de par sa morphologie, force et puissance évidente, en minimisant les points de faiblesses indéniables des chevaux un peu longs.

Je rêvais d’un Niko en plus grand en fait ! Avec un peu plus de sang et de vivacité physique, et à peine moins de vivacité d’esprit, car un animal très (trop) intelligent, c’est tout de même moins monotone ! 🙂

La race cob normand, lorsque le sujet est conforme au standard, ressemble à ce descriptif de force plutôt tranquille, rentrant dans ce fameux carré ! Quelle ne fut pas ma déception en cherchant un étalon, de voir que l’on s’éloignait de plus en plus de ce joli modèle… Jusqu’à ce que je tombe en arrêt devant les images d’un jeune mâle bai foncé, qui retenu toute mon attention dès cet instant. Ce cheval à un nom : Rasta de la Rue. Je l’ai localisé pour une première saillie, puis retrouvé ensuite pour une seconde, deux ans plus tard !

Rasta de la Rue, étalon cob normand

Rasta de la Rue, étalon cob normand

J’ai fait le pari (osé disaient certains) de croiser ma jument de sport un peu longue, pleine de vie et increvable avec cet étalon en espérant que les qualités de chacun se marient pour faire le cheval de mes rêves, via un poulain idéalement conformé, tant sur le plan physique que psychique…

Lorsque le rêve prend vie…

pouliche issue du croisement d'un cob normand

Byhalia à 5 jours

Cette pouliche est née le 8 avril 2011, et est au delà de toutes mes espérances du moment : belle, forte, compacte, pleine de vie, intrépide, curieuse, réfléchie, et de robe originale tirant vers le noir. La manipulation et l’éducation de base sont un réel moment de plaisir partagé chaque jour avec elle. Seulement quelques minutes quotidiennes, pour finir de « fabriquer » mon rêve !

Audacieuse, j’ai renouvelé l’expérience avec les mêmes parents, et le même espoir !

pouliche issue jument selle et cob nomand

Dikwa à 7 jours

De cette nouvelle union est née une autre pouliche (bah oui quand on voudrait des mâles on obtient des filles, et inversement !!!!!), plus claire malheureusement, mais encore plus belle morphologiquement et plus solide que la première !

Peut être qu’un jour Byhalia et Dikwa seront attelées en paire et que nous nous amuserons tous ensemble ! Aujourd’hui elles bénéficient toutes les deux d’une vie 100% au grand air, toute l’année en compagnie d’Olivo et des poneys ; leur croissance peut se faire pleinement et sans aucune entrave, au rythme décidé par la nature. 🙂

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Ce partage de tranches de vie et d’expériences est ma participation à l’évènement mensuel de La Cavalcade des Blogs, organisé cette fois ci par Alexandrine du site Éduquer son Cheval, et dont le thème en cours n’est autre que : « Le cheval de vos rêves » !

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le TREC en attelage

Je vous invite à consulter un article que je viens d’écrire pour le blog d’une amie, et qui est paru aujourd’hui :

Il concerne une description, ainsi que mon avis personnel, sur une discipline méconnue qui est la version attelée du TREC .

Cliquez simplement sur le lien en dessous pour y avoir accès directement, et découvrir à la fois ce site bourré de conseils pertinents.

Le TREC en attelage

4 poneys attelés lors d'une épreuve de parcours en terrain varié sur un TREC

4 poneys attelés lors d’une épreuve de parcours en terrain varié sur un TREC

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Le naturel revient toujours au galop

Un poney pas comme les autres

Il y a déjà plusieurs années, j’avais acquis un joli poulain noir de 2 ans, dont personne ne voulait car ses origines n’étaient pas suffisamment prestigieuses : heureux mélange d’une petite ponette grise typée welsh, et d’un cheval cob normand !

De morphologie magnifique, pour ne pas dire parfaite, comme l’on trouve les gravures dans les manuels d’équitation à la page « qualités physiques ».

poney monté au travail

travail en selle : indications uniquement par sensation (actions des jambes et poids du corps).

De tempérament plutôt calme et posé, un peu fainéant, mais très très joueur, Niko de Riez est entré dans ma vie en 2003. Montrant rapidement son manque d’intérêt pour l’enseignement monté, et développant son ingéniosité pour dégouter les pauvres cavaliers, j’ai du enlever ce poney de l’instruction pour lui faire intégrer mon piquet de chevaux de sport de l’époque. Découvrir le Concours Complet, l’endurance et le TREC était pourtant bien plus difficile physiquement, mais Niko était épanoui.

Profitant de son intelligence hors norme, je poursuivais avec lui le travail au sol, en liberté, avec finesse et délicatesse, et abordait en parallèle le travail monté, sans mors, voir même sans rien sur la tête.

Peu regardant, une fois en confiance, c’est un poney que je qualifierai de facile, sous réserve d’en connaître les règles et le mode d’emploi ! Développant par contre occasionnellement une peur difficilement contrôlable face à une situation donnée ponctuelle. C’est arrivé 2 ou 3 fois, et malgré la désensibilisation, l’habituation, et tout ce qu’on voudra, certaines (rares) situations demeurent complexes et tendues.

Je n’ai jamais compris pourquoi, mais cela me confortait dans l’idée que le poney ne devait pas être attelé, car trop imprévisible.

TREC national avec Niko, sur le Parcours en Terrain Varié : que du plaisir !

TREC national avec Niko, sur le Parcours en Terrain Varié : que du plaisir !

Prometteuse carrière sportive interrompue en 2007 suite à blessure (fracture de l’os du pied) due à une faiblesse génétique. Après plus de 12 mois de repos au pré avec les poulains, le verdict vétérinaire est tombé : plus de compétition de haut niveau, plus d’activités sollicitant de trop son antérieur, pour éviter de nouvelles lésions.

La reconversion envisagée

Niko travaille alors au sol, où il fait le bonheur de certains élèves (pas tous, car il est bien trop joueur !) et reprend les cours au club. En 2011, après plusieurs débourrages concluants à l’attelage de nos animaux d’instruction, je décide d’y inclure aussi Niko, pour mon plus grand plaisir. Le poney est facile, léger dans ses allures et son maintient, agréable à mener et déjà tellement bien mis en selle, que c’est un véritable atout.

Je retrouve avec lui les sensations oubliées, en pratiquant le dressage attelé. Niko est fin, réceptif, à l’écoute et nous nous amusons tous les 2.

Le début des ennuis…

Jusqu’au jour où nous avons travaillé à deux attelages dans la carrière et ou le poney a littéralement paniqué en entendant le bruit de la seconde voiture. Surtout si cette dernière, venait en dehors de son champs de vision. Pour palier à ce souci, je lui ai acheté une bride à demi-oeillères, afin d’élargir sa visibilité latérale. Cela n’a pas vraiment changé quoi que ce soit et il est cependant toujours resté un peu méfiant.

Persévérante, je l’ai inscrite plus tard à une petite épreuve de niveau club2, comprenant une maniabilité et une série de tests et jeux d’habileté. Le matin, peu de concurrents sur le paddock d’échauffement, cela se passe plutôt bien. De plus, sur l’épreuve d’adresse, le poney est vraiment génial, maniable et souple, répondant à la moindre sollicitation.

poney sur le test d'adresse, en concours d'attelage

Niko sur le test d’adresse, en concours d’attelage

poney allant et aux ordres, sur la maniabilité

Niko, allant et aux ordres, sur la maniabilité

La détente de l’après midi est une toute autre histoire, avec la présence de plusieurs attelages à 4 roues (qui inévitablement font du bruit sur le terrain chaotique enherbé servant d’aire de préparation). Niko est aux aguets. Pour nous l’échauffement consistera à suivre les autres de manière à avoir autant que possible, les sources d’inquiétude (et de bruit) devant nous et non derrière. Niko est difficilement gérable. Il a peur, panique, fait demi-tour sur place avec la voiture, me cherche du regard. Il ne me fait pas assez confiance et seule mon apparition à sa tête le rassure et le calme réellement.

Sur le parcours, il est seul (aucune vil voiture adverse ne venant le poursuivre et le perturber), et il est simplement génial ! Un plaisir à mener, facile, coulant, fluide, allant, présent.

De vraies bonnes sensations comme on les aime !

Trouver une solution ?

De retour chez moi, je contacte un professionnel plus expérimenté que moi en matière d’attelage, et lui expose le problème et les difficultés rencontrées. Selon lui, à l’usage, le poney va s’habituer aux bruits et à l’apparition d’autres attelages. Il m’invite vivement à poursuivre avec Niko, en alternant le travail seul (non stressant) et les séances avec un autre attelage pour le familiariser.

Effectivement, la semaine suivante, l’amélioration se fait sentir, mais le poney reste tout de même parfois sur la réserve. Les équidés attelés à une voiture 2 roues ne posent pas de soucis. Ce sont plutôt celles à 4 roues qui vibrent et cliquètent qui l’inquiètent davantage.

Un samedi après midi, je décidais de le travailler après mes cours d’attelage, seul en carrière. Pour des raisons pratiques d’intendance je l’attèle à la voiture qu’il avait eu au débourrage, et non à la mienne : monter et démonter les attelages pour passer de solo à paire et inversement, prenant pas mal de temps.

L’incident qui force la réflexion

Le bruit n’est plus le même et pour la première fois, Niko a peur de sa voiture. Sentant mon poney tendu à l’extrême et près à faire une pointe de vitesse non contrôlée, je décide que nous serons mieux au sol, et d’aller à la tête. Niko se calme un peu. Je pense alors que de travailler à pieds aux longues guides en cercle, serait peut être la solution, le poney pouvant plus facilement m’apercevoir pour se rassurer.

C’était sans compter sur le bruit de l’attelage (vide de ses occupants) qui a fait fuir Niko en moins de quelques secondes.

Je n’ai pas fait le poids au bout des guides, pour le ralentir, et j’ai tout lâché, ne servant à rien du tout.

oeil de poney en gros plan

Le regard du cheval nous apprends à l’écouter… Encore faut-il savoir écouter !

Impuissante j’ai regardé mon poney filer vers les écuries, traverser la corde fermant la carrière, pour aller exploser en deux morceaux la voiture contre le muret longeant le bâtiment. Pris de panique encore plus avec le bout de voiture trainant derrière lui, la course ne s’est pas arrêtée là. Niko s’est jeté dans les clôtures pour tenter de rejoindre une poulinière et son petit. Au bout de quelques minutes qui paraissent interminables, il a fini par s’immobiliser, saucissonné dans les rubans électriques, les poteaux en bois et les restes de brancards, couché au sol au milieu du parc.

C’était très spectaculaire et impressionnant. Niko s’en est sorti avec seulement deux petites égratignures, et aucune contusion ni gêne locomotrice. Par chance la jument et la pouliche n’ont rien eu qu’une petite frayeur en voyant le poney trainer toute la clôture après lui.

Le soir même il caracolait au pré avec ses copains, et moi je me rappelait tout simplement qu’un jour j’avais dit que je ne l’attellerai jamais, car trop imprévisible.

Au fonds de moi, javais cru et espéré me tromper,

mais la réalité m’a bien vite rattrapée !!

Épilogue : le naturel revient toujours au galop !

J’aurai pu comme on me l’avait conseillé, poursuivre le travail de d’accoutumance, mais cela n’aurait été qu’une multitude de séances toutes plus stressantes les unes que les autres, tant pour Niko que pour le meneur, et je n’en voyais pas réellement l’intérêt, sachant que parfois, avec lui, il n’y a rien à faire.

La Cavalcade des Blogs, un évènement mensuel à ne pas rater !C’est donc avec beaucoup de regrets que j’ai vendu son harnais, mais avec sérénité et joie, que je garde à l’esprit les souvenirs merveilleux de ce poney fin, moelleux et réceptif sur le seul parcours que nous avons réalisé ensemble en attelage. 🙂

Pour conclure cette histoire qui participe à la 11ème édition du festival La Cavalcade des Blogs, organisée ce mois ci par le blog Éduquer son cheval, et dont le thème en cours est  Des difficultés qui font progresser :

Je dirai tout simplement qu’il faut toujours écouter ses convictions profondes pour éviter de faire trop d’erreurs non productives.

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L’attelage est-il de l’équitation ?

Peut-on considérer la pratique de l’attelage (quelle qu’elle soit) comme de l’équitation ?

Bon nombre diront que non, car pour eux la définition de l’équitation est de poser son derrière sur le dos d’un cheval, de faire « yaouh » en lui fouettant la croupe pour partir au galop « vent du cul dans la plaine » comme diraient certains !

Pour ma part je ne vois pas en quoi utiliser différemment le cheval (ici en l’occurrence attelé) ne serait pas aussi une forme d’équitation !

Cette grande réflexion existentialiste à été soulevée dernièrement par Émilie du blog Cavali’Erre, lors du lancement de la nouvelle édition du festival (ouvert à tous) qu’est La Cavalcade des Blogs.

La Cavalcade des Blogs, un évènement mensuel à ne pas rater !Si l’on remonte quelques années en arrière (bon ok, beaucoup beaucoup d’années…), il semble que les équidés aient tout d’abord été utilisés par l’homme à des fins de traction, bien avant que ce dernier ait soudain la lumineuse idée de le chevaucher pour se glorifier.

Bref si l’on considère à ce juste titre la définition du célèbre dico en ligne Wikipédia, concernant l’équitation, voici précisément ce qu’il mentionne : L’équitation est « la technique de la conduite du cheval sous l’action de l’homme »

Nulle part il n’est donc mentionné qu’il faille à tout prix monter sur le dos de l’équidé, pour pratiquer l’équitation !! Ouf, nous sommes saufs, pauvres meneurs que nous sommes, de ne pas être relégués dans les bas fonds d’une pseudo sous catégorie sportive (ou non d’ailleurs).

L’équitation est donc une grande famille (heureuse) qui réunit   (entendez par là : venant de disciplines équestres les plus variées… car non, non, non, l’équitation n’est pas une secte!!), du moment que ceux-ci conduisent un cheval (c’est aussi valable pour les poneys, ânes, mules, etc) dans un but défini, plus ou moins précis selon les cas !

Le terme « conduire » s’appliquant tout particulièrement à l’attelage, qui est officiellement reconnu comme un véhicule (hippomobile il va de soi) à part entière.

En conclusion les meneurs pratiquent bien l’équitation !!!! 😉

Et pour les septiques que ma belle démonstration logique laissent de marbre, il suffit simplement de constater que les licences sportives des meneurs (ainsi que les autorisations de participer en compétition) sont uniquement délivrées par la FFE. Pour les non initiés, FFE signifie Fédération Française d’Équitation.

Je n’invente rien, je constate !

Bref tout cela pour dire qu’il n’y a pas à mon sens, une équitation (bien définie, bien catégorisée, bien ordonnée, bien tout ce qu’on veut) mais autant d’équitations qu’il y a sur cette planète d’humains à côtoyer les équins……. Et je peux vous assurer que cela en fait vraiment beaucoup abordé de ce point de vue là !

Et vous !?!

Quel type d’équitation pratiquez-vous ?

Oui, oui je sais la question est large, et c’est pourquoi elle mérite d’être posée !

Amusez-vous en y répondant dans les commentaires en bas de page !

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TREC en attelage à Chaillac (36)

Le dimanche 12 octobre prochain aura lieu un TREC en attelage dans l’Indre à Chaillac, au lieu dit L’étang de la Roche Gaudron.

Pour info, Chaillac se situe globalement entre Chateauroux, La Souterraine et Montmorillon.

Concours organisé par les Écuries de la Grange Misée et Michel Auriault (meneur à 4 poneys welshes), où le président de jury sera Alain Le Penven (23).

Le premier départ sur le POR est prévu à 8h30 et le PTV vers 14h.

Il est possible d’arriver la veille, pour les équipages venant de loin, afin de ne pas faire la route au petit matin !

  • L’équipe organisatrice, met en place repas et soirée pour le dîner de samedi. Contacter Michel au 06 06 87 19 64 pour toute information ou réservation.
  • Pour le logement il y a possibilité de camper sur place, près des chevaux et poneys, ou de contacter la mairie de Chaillac, pour des chambres d’hôtes ou gîtes, selon les préférences de chacun.

L’engagement pour l’épreuve complète (POR+ PTV) est de 38€ et comprend les repas pour le meneur et son équipier.

L’engagement pour uniquement l’épreuve de l’après midi (PTV) est de 15€ par équipage.

4 catégories distinctes sont proposées aux compétiteurs : Poney solo, Paire d’équidé, Solo, ou Team (2 rangs d’équidés)

Voici le lien de la page d’inscription FFE.

 

Le trec et nous

N’attelant plus depuis plus d’un an pour des raisons de santé, je me contente de relayer l’info et de vous inviter à y participer, Michel étant un ami de longue date…

Nous y serons l’an prochain c’est sûr !! Je pense pouvoir reprendre la conduite d’abord en solo et en paire, dès la fin 2015 😉

Amusez vous bien et racontez nous vos parcours là bas !!

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Matériel d’attelage… rêve ou réalité ?

Je viens de toucher une somme considérable pour ne pas dire indécente, par le biais de la loterie nationale… Et ce budget illimité (ou presque) va me permettre de revoir la panoplie d’attelage de mes chers poneys : Ernest, Poye, Scotch et Randy !

Matériel d’attelage et de travail en taille shetland….

Les harnais taille poney

La sellerie la plus proche de chez nous (plus de 30 km tout de même) ne propose pas ce dont nous aurions besoin… ce serait trop pratique ! Nous allons donc faire quelques emplettes sur le net, en commençant par une petite virée sur le site des écuries de Claude Bernatet (revendeur), pour y commander le must des harnais qui se fait également en taille shetland : Le harnais Zilco, dont la marque a fait ses preuve depuis une cinquantaine d’années maintenant. Pas de choix de coloris, alors ce sera noir ! Ça tombe drôlement bien cela se marie avec tout !!

Pourquoi Zilco ? Simplement, parce que c’est la meilleure qualité (et durabilité à l’usure) en matière de synthétiques. Tout passe au jet, la bouclerie est en inox et ne craint ni l’eau, ni la boue, ni le sable, ni la sueur. Juste pratique !

Les protections de harnais

Poursuivons notre petit shopping estival sur la boutique en ligne Quadrije, référence incontestable pour le matériel d’attelage, au rayon des protections de sellette, que nous choisirons bleu roi, puisque cette couleur tranche bien sur les robes de mes poneys. Outre le fait de protéger le harnais de la transpiration des animaux, ce pad en mousse respirant, assure également une protection optimale contre les frottements répétés sur le poil. De plus ils permettent une touche colorée pour ceux qui le souhaitent !

Les mousquetons de sécurité

Pour garantir une meilleure facilité d’utilisation, j’utilise au bout de chaque trait des mousquetons dit de sécurité, qui s’attachent et se détachent rapidement. J’en mets également au niveau des chainettes ainsi que de l’alliance des poneys de volée. Et bien entendu, il y en a toujours en réserve dans le coffre de la voiture… au cas où ! 😉

Les guêtres fermées soutenant le boulet

Toujours sur ce site en ligne, j’en profite pour renouveler les jeux de guêtres usagées du team que l’on utilise en épreuve de marathon, maniabilité combinée ou Parcours en Terrain Varié lors des TREC en attelage. Quadrije propose depuis plusieurs années maintenant, du matériel adapté aux shetlands ce qui n’est pas toujours évident à trouver. Selon la taille et la morphologie des poneys, je choisi pour les postérieurs, soit le modèle shetland soit le modèle au dessus en taille XS.

Les couvertures et chemises pour poneys

La couverture imperméable Horseware amigo Hero6 sur le poney au galop

La couverture imperméable Horseware amigo Hero6 en plein action avec Poye !

En couverture d’extérieur imperméable (utile lorsqu’il pleut pour mettre par dessus les harnais, ou au pré lorsque les poneys sont tondus) nous utilisons depuis un moment un modèle qui à largement fait ses preuves : la horseware amigo hero 6. Mes poneys n’en sont pas encore venus à bout, ce qui démontre la solidité, la résistance et la qualité de ce produit que je ne peux que recommander. Pour le plaisir, j’en reprendrais donc quelques unes dans un autre coloris que celui (original) que nous avons déjà ! De plus elle existe en plusieurs tailles poney ce qui est fort appréciable !

Pour ce qui est des chemises polaires séchantes utiles après le travail pour éliminer l’humidité du poil… Je n’ai  pas encore trouvé celle qui résiste aux assauts répétés que leur font subir mes 4 shetlands… !! Je me contente donc de choisir un modèle agréable à l’oeil, bien coupée pour la morphologie de mes équidés particuliers, confortable et chaude. Par exemple j’aime beaucoup le coloris rose à motifs poneys de chez Elgin !!

Les licols en cuir

Tout aussi difficile de trouver un licol correct qu’une chemise en polaire, qui s’adapte correctement à la tête des shetlands… Euh… le licol, pas la couverture, sur la tête des poneys !!

Je serais donc tentée de tester ce licol en cuir, réglable, monté sur des boucles en laiton, bien que les dessus de têtière et de muserolle non doublés risquent fort de se détendre à l’usage… Enfin nous ne mettons pas souvent les licols aux poneys non plus, donc pour l’usage que j’en ai cela devrait convenir !!

 Les fouets d’attelage

fouets d'attelage C.S.O.

manche agréable des fouets C.S.O.

Utiles pour communiquer finement avec chaque poney, il est nécessaire de savoir travailler avec plusieurs longueurs de fouets différents. Leur manipulation est question d’habitude et d’entraînement car ils peuvent sembler lourds aux novices qui débutent dans la discipline. Raison pour laquelle il est important de les choisir le mieux équilibré possible, pour peiner le moins possible !

Les fouets d’attelage que j’utilise depuis longtemps et que je recommande vivement sont ceux de la marque C.S.O. (Clothing Sportwear Outdoor), car ils sont fonctionnels, légers et présentent une bonne prise en main. On peut se les procurer en sellerie (souvent sur commande) ou en ligne.

Le matériel de rangement

C’est toujours pratique d’avoir de quoi ranger, de manière fonctionnelle tout son matériel. Ne serait-ce que lorsque l’on part en compétition et qu’il est alors nécessaire de tout transporter.

Les  malles

Le plus fonctionnel que j’ai utilisé jusque maintenant sont les grandes malles de rangement en plastique. Elles s’empilent les unes sur les autres, permettent d’y mettre toutes les affaires de chaque poney, et sont étanches à la pluie.

Attention selon les coloris, le plastique est plus où moins résistant… Les roulettes sont in-fonctionnelles à l’extérieur (mieux vaut les dé-clipser avant usage pour ne pas les perdre). De même les charnières de couvercles ne sont pas prévues pour laisser ces derniers en position ouverte. Mais pour le moment je n’ai pas trouvé mieux que ce modèle et si l’on ne laisse pas les chevaux jouer avec les malles, elle durent plus longtemps !!!

Les chariots porte harnais

Mon choix irait pour un modèle léger (en double), facilement manipulable, plutôt que pour un chariot  massif pouvant accueillir les 4 harnais. Personnellement je n’en n’ai encore jamais utilisé, pour la simple raison, qu’ils font double emploi avec les malles, mais ne protègent pas les harnais de la poussière ni des intempéries.

Les voitures d’attelage…

Les 2 roues pour atteler en solo ou en tandem de shetlands

Il est difficile de se procurer sur le marché français des voitures d’attelage à 2 roues adaptées aux poneys menés par un adulte… Qui plus est si en plus on souhaite un minimum de qualité des matériaux utilisés, pour un minimum de sécurité à l’utilisation de la dite voiture…

attelage 2 roues Rancho en version sport

La 2 roues Rancho en version sport

Bref peu de revendeurs en proposent et le choix est très réduit… Mais il ne faut pas hésiter à leur demander de faire fabriquer un modèle standard ‘cheval’ pour poneys de petites tailles. C’est tout à fait réalisable, et comme on le dit souvent la sécurité n’a pas de prix !

Le modèle Rancho (en photo ci contre) que l’on peut se procurer chez equitech, est solide et résistant, mais absolument inconfortable… Il est déclinable en plusieurs tailles et modèles différents avec plein d’options. Pour débuter c’est bien. Pour atteler au quotidien cela use un peu le dos, faute d’amortisseurs suffisants. 😉

Sinon il faut s’adresser directement aux fabricants en Pologne, par une connaissance, ou par le biais d’un revendeur coopérant (ce n’est pas toujours le cas), et s’armer de courage, de persévérance et de patience !

Mais pour rêver un peu, j’aime bien le modèle présenté en gamme ‘cheval’ chez Patrick Rebulard, bien que j’aimerai des lignes générales un peu plus arrondies….

Les 4 roues pour le sport

J’aime les modèles de la marque Clever, que l’on peut se procurer en Hollande, mais dont je ne parviens plus à mettre la main sur le site internet…. (grrrr !!!). Les lignes courbes des voitures de sport attelé sont harmonieuses à l’oeil, ce qui ne gâche rien.

Bon en attendant que je vous retrouve le lien, je vous laisse baver (comme moi) devant la belle 4 roues marathon PR600 de chez P. Rebulard :

voiture d'attelage marathon 4 roues

marathon modèle PR600 aux lignes courbes

J’aime bien aussi les lignes agréables de la marathon Falcon 350 de la marque Glinkowski, chez le revendeur Sellerie Baude (qui au passage fait du très bon travail sur les cuirs et harnais).

Pour le plaisir une courte vidéo qui donne envie d’atteler :

Les 4 roues pour le prestige et l’élégance

Et pourquoi ne pas se faire aussi plaisir avec une belle voiture de présentation pour dérouler les reprises de dressage ??

Il faut bien sûr imaginer qu’elle sera faite à la taille des poneys… comme toujours, mais cela n’est plus qu’un détail maintenant !!

Le modèle Sport Break de chez P. Rebulard :

 

Voiture d'attelage de présentation et dressage

Voiture de présentation modèle Sport Break

 

Et vous ?? Que feriez-vous comme achats si vous aviez un budget illimité ??

—> Cet article participe au festival de La Cavalcade des Blogs, hébergé ce mois ci par Ekitado, et dont le thème est : La garde robe équestre idéale

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Rétrospective d’une vie de poney

Si j’étais un cheval…

Je m’appelle Ernest de la Grée, et pour ceux et celles qui ne me connaissent pas, je vous invite à lire les quelques articles ci-dessous, afin de vous forger une opinion réaliste sur mes qualités !!

portrait d'Ernest petit poney

Ernest petit poney

Pendant une quinzaine d’années j’ai été à la fois poney d’instruction, de loisir et même de compétition. J’ai touché à beaucoup de choses et c’est ce qui a permit que je ne me lasse pas trop et que « j’aime mon travail » malgré certaines contraintes. Et oui, parce qu’un poney de nos jours se doit de travailler pour gagner sa nourriture et son logement, ses soins vétérinaires, et plus si affinités. Curieusement la vie d’un poney s’apparente de plus en plus à celle des humains, et franchement elle n’est pas enviable du tout cette vie !

 

Ce que j’ai le moins aimé durant cette vie de poney actif (car je suis maintenant plus ou moins à la retraite… si si si, comme les humains !), c’est de trimbaler sur mon dos des gamins qui n’avaient aucune estime des êtres vivants et sensibles que nous sommes. Ces mômes ingrats qui prenaient les rênes (donc ma pauvre bouche) pour une poignée et tiraient dessus en permanence pour maintenir leur équilibre plus que précaire et instable au dessus de la selle.

 

J’avais eu la chance lors de mes premières années de labeur comme poney de centre équestre, d’être monté avec les rênes fixées sur une muserolle, ce qui était franchement plus agréable. Je n’ai jamais compris pourquoi par la suite, Gaëlle n’a pas continué de faire ainsi. Cela préservait notre bouche si délicate. Elle avait pourtant trouvé et optimisé cette solution avec presque toute la troupe d’équidés que nous étions à l’époque. Peut être n’a-t-elle pas eu le choix ? Ou su prendre le choix, ou l’affirmer face aux autres ?

 

Quoi qu’il en soit, dès lors que le mercredi et le samedi matin arrivaient j’étais généralement d’humeur médiocre voire maussade. L’idée de devoir supporter à nouveau un poids quasi inerte se laissant secouer au rythme de mon trot délicat, en m’arrachant les gencives, n’avait, avouons-le, rien d’attrayant.

Ce doit être l’une des raisons principales de ma mauvaise humeur récurrente à ces heures précises. Sans doute la cause également du fait que rapidement, bon nombre de ses pseudos cavaliers ne voulait plus m’approcher !

Ernest la Terreur…

Le truc imparable (je peux bien le dévoiler maintenant) qui fonctionne à tous les coups pour se débarrasser proprement de son tortionnaire du moment :

stopper l’allure brusquement des 4 pieds et faire un demi-tour énergique vers le pare-botte. Efficacité garantie à 100% : testé et approuvé !!

Ensuite surtout ne pas oublier de filer à bonne allure à l’opposé du moniteur pour retarder le plus possible le moment de la sanction : bah oui, parce que ce n’est pas bien de faire tomber ces petits humains irrespectueux et ça contrarie fortement le Monsieur au milieu du manège…

rire de poney, vue sur la dentition

Niko le Clown, un modèle pour beaucoup d’équins !

Quoi qu’il en soit, cela ne m’empêchait aucunement de recommencer à la première occasion où je devais supporter ce genre de gamins…

Ernest le Rebelle.

À côté de ces périodes de désagréments, il y avait des moment bien plus sympa comme être attelé pour aller s’amuser sur un obstacle de marathon avec Gaëlle, ou  les cours d’équifeel option gratouillis à l’infini, ou encore les moments de liberté au manège avec les chevaux, à courir tous ensemble comme des fous !

Parfois cela nous prenaient aussi à plusieurs lors d’une leçon, de montrer comment on s’était bien entraîné avec les chevaux la veille au manège… Encore une fois, une démonstration de talent qui ne plaisait guère au moniteur, comme aux apprentis cavaliers qui goutaient alors le sable de la piste…

Seule Gaëlle semblait apprécier discrètement et secrètement nos instants de joie où l’étincelle brillait au fonds de nos yeux.

Alors si j’étais un cheval, j’aurai rêvé d’être Niko de Riez, le demi-trait, car malgré son poids et sa taille il ressemblait à un poney dans la morphologie, mais surtout dans son caractère coquin, affirmé et déterminé… Niko le Clown, alias Niko le Rebelle, un exemple à suivre pour tous les nouveaux équidés d’instruction du marché !

Mais je ne suis qu’un poney, petit, rond et malicieux que l’on appelle parfois Ernest La Fripouille !

exercice d'équifeel monté

Le fameux Niko de Riez, lors d’une épreuve d’équifeel avec Gaëlle

Cet article participe au festival de La cavalcade des Blogs, organisé ce mois-ci par le blog de La Cavalière Blonde, et dont le thème de l’édition en cours est : Si j’étais un cheval…

N’hésitez pas à participer également, cela fera plein d’histoires sympa à découvrir ! 😉

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Sacha et le van : le stress

Voici le témoignage de Nadine D. qui participe à la Cavalcade des Blogs sur le thème du stress.

Je publie cet article et le valide comme contribution au festival, car j’ai fait une erreur de date dans l’une des dernières newsletter… en mentionnant que la date limite de participation était le mardi 10 juillet !!! Autant pour moi !! Cela arrive parfois que l’on se mélange un peu les pinceaux !

La Cavalcade des Blogs, un évènement mensuel à ne pas rater !Sacha et le van : le stress…

Sacha est une très jolie jument pie-bai de 16 ans. Nous avons 16 années de vie commune .
Sans enfant à l’époque , je la considère comme ma fille, elle n’est pas née à la maison mais c’est tout comme.
Son activité plutôt réduite, elle n’est pas trop fatiguée par le travail , disons que Sacha est plus une compagnie.

Habitant proche de la foret de Fontainebleau et rêvant de balades bucoliques, je décide d’acheter un van. Il faut aussi savoir que je suis une grande trouillarde. Ce que je ne m’explique pas c’est que j’ai peur juste avant de monter, mais quand je suis sur son dos, c’est souvent fini. Mais comme ma peur est avant de mettre le pied dans l’étrier, le fait est que je ne mets pas le pied dans l’étrier… Ce qui m’empêche de me faire plaisir.

Revenons au van : Salon du cheval, quelques visites aux stands dédiés à ce sujet. Notre choix est fait, on nous le livre, je suis heureuse !

Et paf je commence à réaliser que je vais mettre Sacha en danger à vouloir la faire voyager pour me faire plaisir.

Le jour ou nous décidons de la monter vient de sonner !
Alors va-t-elle ressembler à certains de ces congénères qui refusent pendant des heures de s’engouffrer dans cette boite ?

Et si elle ne monte pas, mes copines vont se moquer de moi !!!!
Je la connais ma Sacha , elle ne va pas me faire çà !
Je vais cependant préparer des carottes, elle est tellement gourmande, qu’elle va y monter en 30 secondes !
Nous décidons simplement de la faire monter sans voyager. Bien sur tout le monde est là , c’est un événement !

Va-t-elle monter, ou pas ??? Ah mes copines !!!!

Elle ne me fait pas mentir ma Sacha : même pas le temps de dire ‘ouf’ qu’elle est déjà dedans, et pour en être sure, on recommence et çà marche ! Alors les copines hein ??!!

Sacha

Sacha

Le week-end d’après comme ça fonctionne bien, on décide de lui faire connaître le pâté de maison, la voila bien installée dans le van, voire même trop bien…  Retour, on ouvre le pont avant pour sortir (j’avais oublié de vous dire que nous avions acheté le van le plus sophistiqué ; il fallait bien cela pour ma fifille !), et elle sort comme une bombe. Oups , tu viens de me bousculer…… mais je n’y fais pas plus attention que ça.

Week-end d’après fière de recommencer : Ouh ouh ! Les copines ! Venez voir comme elle embarque bien !
Là ce n’est plus la même chanson : plantée devant le pont plus rien ne bouge.
Et tout les autres week-end c’est pareil. On peut y rester 4 heures ça ne la dérange pas Sacha.
On fait quoi maintenant ???

Je pense éthologie bien sur, je commence par jouer au petit poucet, une carotte coupée en petit morceaux dispersés sur le pont vont bien finir par la faire bouger ! Elle tend son cou et la carotte disparaît . Les passants nous sourient. Grrrrr, ils m’énervent à regarder ainsi le spectacle que nous donnons.
Je lui prends un pied puis l’autre que je pose sur le pont «  tu vois c’est comme cela qu’on avance » ; on y passe des heures, et aucune aide des professionnels de cette ferme équestre, sûrement trop contents de nous voir galérer.
Tout d’un coup la propriétaire du centre qui nous observait de loin, m’agresse verbalement, disant que je vais tuer ma jument… Gloups, je ne comprends plus rien et un grand sentiment de culpabilité m’envahit.

Les jours suivants à chaque essai, je me sens de plus en plus mal et nulle. Cela ne va pas aller en s’arrangeant, dès que mon regard se pose sur le van j’ai des nausées. Véridique ; que faire ?????

Je fais alors appel à un homme de cheval, qui ne veut pas qu’on le considère éthologue parce qu’il trouve que cette appellation est devenue monnaie courante et qu’il y a beaucoup de charlatans.

Il connaît Sacha pour l’avoir débourrée, 9 ans auparavant. Après négociation, il accepte de m’aider, à condition de bien suivre ses conseils.

Il est très content de retrouver ma Sacha, et je suis sure qu’il s’était passé quelque chose entr’eux à cette époque : le feeling.
Ce n’est pas pour autant qu’elle est monté. Il a fait son travail avec une patience remarquable. Des heures en silence, lui demandant de rentrer dans cette chose horrible qu’est le van : une boite sombre, pour moi cheval claustrophobe, qui ne rêve que d’espace pour survivre ??

Miracle après 3h45mn : elle rentre et il est fier ce patient cow-boy !
Elle sort, elle rentre comme si tout venait de se régler, oui mais c’est François qui a réussi, pas moi !!!!
il me demande de prendre ça place ; il est là et ça marche !

Ce que je n’avais pas remarqué , c’est qu’à chaque moment ou je choisissais de monter Sacha dans le van il y avait pleins de paramètres négatifs : le regard des autres (même si j’essayais d’arriver très tôt), des yeux investigateurs pour me juger, moi la seule cavalière dont la jument ne veut pas monter, et des soucis d’ordre plus personnel.

Une colère s’installait dans mes tripes, et tout cela en présence de ma jument qui absorbait tout ce mal être.

Sacha et Nadine : 16 ans de complicité

Sacha et Nadine : 16 ans de complicité

Toutes ces paroles de type «elle se fout vraiment de ta gueule ta juju» ; « donne, je vais te montrer moi ! »…  Et paf ça ne marche avec personne, sauf avec François, et je n’allais pas le faire revenir ! Il m’avait prévenue :«si ça ne marche pas  c’est  vous qui  devrez vous remettre en question» !

Ses paroles font mal , mais aussi te font réfléchir.

Comme je ne suis pas du genre à lâcher le morceau,je réfléchis, et en même temps je m’aperçois que Sacha est démotivée. Elle traîne les pieds pour tout. La phrase qui tue : elle ne m’aime plus.
Et cette pensée négative fait des ravage dans ta tette.

À noël une amie m’a acheté un livre : «comment embarquer son cheval» !
Toute ces pages pour comprendre l’erreur que j’ai commise. La peur de la faire voyager.  J’ai fait l’erreur de l’attacher avec deux longes, au moins elle ne risquait pas de tomber, tellement saucissonnée qu’elle n’avait aucun moyen de se stabiliser avec son encolure.
Malheureusement le mal était fait…

j’ai compris qu’il fallait faire un travail de rééducation pour combattre ce problème, mais lequel ?
Je sais seulement qu’un jour elle montra sans contrainte ni violence…

Nadine D.

Nous découvrirons la suite des aventures de Sacha et Nadine lors d’un prochain témoignage dans lequel nous apprendrons comment elles ont résolu ensemble leur problème face au stress du van !

Je pense que plusieurs d’entre nous, se sont un jour trouvé face à cette situation stressante (surtout lorsque tout le monde regarde sur un parking de concours par exemple !!) et que le partage d’astuces sera fort apprécié. 😉

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Le stress et vous …

sourire de poney de toutes ses dents !

Le cheval anti-stress !!

Cet article clôture le festival prolongé de l’édition n°7 de la Cavalcade des Blogs, dont le thème était : les situations de stress.

Plusieurs blogueurs et auteurs ont joué le jeu et se sont attelés à la tâche de la rédaction concernant ce vaste sujet, qui pouvait être interprété de plusieurs manières différentes, et laissait ainsi libre court à l’expression de chacun.

Voici la liste de toutes les participations de ce festival, que je vous invite à découvrir ci-dessous :

  1. Amaya du blog vision équine, ouvre le bal, et nous raconte à travers son texte « je suis une trouillarde « , comment les séances en centre équestre tournaient parfois au supplice, la boule vissée au ventre, et comment peu à peu, maintenant elle retrouve confiance en elle, grâce à sa jument Kalinka.
  2. Cyrielle du blog soon a horse, s’interroge quant à elle sur le cheval source de stress, ou au contraire remède contre le stress et nous offre un comparatif détaillé et ponctué d’expériences personnelles dans son article « l‘équitation : un anti-stress ou une source de stress ?« 
  3. En rédigeant « stress à cheval « , Philippine du blog Les poneys de Philippine nous explique comment combattre le stress que peuvent procurer certaines situations équestres, en se lançant des challenges : « défi à relever » plutôt que « catastrophe en approche » !
  4. Avec sa participation, Natalia du blog Equirona, nous propose une synthèse des causes de stress mais aussi de tous ces moments qui sont de véritables bouffées d’oxygène et de bien être.
  5. Cheval facile contribue avec « la gestion du stress  » a nous expliquer que nous sommes nous-même les générateurs de stress le plus souvent, et comment y remédier simplement pour que les moments passés en compagnie des équidés restent un réel plaisir.
  6. attelage multiple à 8 chevaux

    Le stress des attelages multiples : autant de réactions à anticiper…

    Quant à Emilie du blog Cavali’Erre, elle pratique une équitation relaxante qui lui procure instantanément  du bien être et de l’apaisement, mais qui lui permet aussi à plus long terme de se remémorer tous ces instants magiques à travers le monde. Intitulé « Sérénité « , c’est un très joli texte qui sort de l’ordinaire.

  7. Dans l’article « La sécurité en attelage « , je récapitule simplement les gestes, réflexes et attitudes à tenir, afin de toujours anticiper pour minimiser les risques d’accident, et donc de stress !!
  8. Chamarel nous offre pour sa première contribution au festival, une vision très imagée et humoristique, sur ce sournois stress tapis au fonds de l’écurie, et toujours prêt à s’emparer de nous à chaque instant : La douce association du stress et de l’équitation
  9. Le long témoignage de Gruyer intitulé « Les chevaux, mes sauveurs  » laisse apparaitre combien les équidés l’ont, tour à tour marquée, et combien la qualité des enseignants est indispensable pour une pratique sereine, ludique et progressive.
  10. Alexia du blog Perspectives Cavalières, nous invite à réfléchir sur comment avoir un cheval… heureux, et par voie de conséquence, liste les sources et causes de stress chez l’animal. Ou comment rechercher l’amélioration des conditions de vie de nos équidés.
  11. poneys derrière les barreaux

    le stress des conditions d’hébergement de certains équidés est un fait avéré

    Ursula témoigne sur le blog Cheval-facile, du stress qu’elle a vécu en perdant sa jument, et nous laisse réfléchir quant aux causes réelles ayant provoquées la mort de ce cheval… Qui à tué ma jument ? oblige forcément à nous poser des questions sur les modes de détention de nos équidés.

  12. Agnès du blog Attelage des 3 vallées, à préféré partager son ressenti et ses craintes persistantes, directement sur le site d’attelage-facile. Elle retranscrit son parcours auprès des chevaux, sa passion de l’attelage, devenu son métier, ainsi que les risques que cela comporte, le stress procuré parfois, et le bonheur partagé avec les équidés : Le stress et ses conséquences
  13. Louise du blog Coffee-strong, nous raconte comment et Quand le stress empoisonne la relation avec notre cheval ! Par son expérience elle propose des solutions impliquant une grande remise en question de soi-même, mais qui somme toute, est efficace et porteuse de résultats.
  14. Et pour finir, un ultime témoignage de Nadine D. qui nous confie ses mésaventures avec sa jument Sacha, en particulier concernant l’embarquement dans un van.

 

La Cavalcade des Blogs, un évènement mensuel à ne pas rater !Je tiens à remercier tous les auteurs pour leurs récits, témoignages personnels ou synthèses sur le sujet du stress, lié à la pratique équestre. L’édition n°7 est celle qui aura regroupé le plus grand nombre de contributions, et ce n’est que le début de cette magnifique aventure d’échange et de partage que commence à être La Cavalcade des Blogs !

🙂

Nous pouvons faire mieux encore pour la prochaine édition, qui sera hébergée sur le blog de La Cavalière Blonde ; Salomé étant actuellement à l’étranger, et sans ordinateur, je vous prie de patienter quelques jours encore afin de connaître le thème de l’édition n°8 !! 😉

–> Voici l’article de lancement de la 8ème édition !

 

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